lundi 21 décembre 2009

J'ai lu pour vous : Le Cri de la Mouette


Un nouveau voyage, cette fois dans la pays des sourds grâce à Charlène et Emmanuelle Laborit.
"J’ai lu pour vous le Cri de la Mouette d’Emmanuelle Laborit. C’est une française née en 1972 ; sourde profonde de naissance, elle est surnommée « la mouette » par son entourage car elle s’exprime en criant . Elle découvre à l’âge de 7 ans la langue des signes. Après une adolescence difficile, elle réagit et passe son bac. Elle entre ensuite dans le monde du théâtre qui l’attire depuis toujours. En 1993, elle triomphe dans Les enfants du Silence et remporte le Molière de la révélation théâtrale. Première comédienne sourde à recevoir une telle récompense, elle devient l’ambassadrice de la langue des signes en France. En 1994, elle écrit, avec la collaboration de Marie-Thérèse Cuny , un récit autobiographique, Le cri de la mouette, traduit en neuf langues.


Dans le début de son autobiographie Emmanuelle raconte sa vie avant qu’elle apprenne la langue des signes et révèle comment ses parents ont découvert sa surdité profonde. Ses parents étaient contents d’avoir une petite fille calme qui ne les embêtait pas la nuit, qui était sage. À l’age où tous les enfants de son âge commencent à parler, elle ne faisait que pousser des cris pour essayer de s’entendre pour faire la différence entre le silence et le bruit, mais elle ne s’entendait pas. Ses parents ont alors décidé suite à son retard pour parler de consulter un spécialiste qui leur a dit que leur fille était normale. Ils décidèrent quand même d’en consulter un autre pour être vraiment sûrs, et là le choc : le médecin leur annonça que leur fille était sourde profonde de naissance.
Ce que j’en pense
Mon personnage préféré dans cette histoire est Emmanuelle, car elle m’a beaucoup impressionnée. Elle m’a fait vraiment réfléchir à la façon dont nous, les entendants, nous voyons les sourds, mais aussi elle m’a vraiment changé le regard que j’avais sur eux. Quand je les voyais, je me disais : « Les pauvres, ils n’ont pas de chance ! » Alors que ceux qui sont nés comme ça, ils sont dans leur monde cela ne les dérange pas. Je trouve ce livre super intéressant et je l’ai beaucoup aimé. Il est vraiment passionnant car il instruit sur les enfants qui sont nés sourds : ils ont beaucoup de difficultés pour entrer dans des écoles normales car ils sont très mal respectés. Emmanuelle m’a vraiment touchée : elle se bat au quotidien pour être acceptée dans ce monde où il faut que tout le monde soit pareil. Moi je trouve ça vraiment injuste de montrer des personnes du doigt parce qu’ils sont différents de nous. C’est un vrai témoignage d’éducation des entendants sur les sourds."

FOURNIAU Charléne

samedi 19 décembre 2009

J'ai lu pour vous : "Stupeur et tremblements"


C'est Clara qui a découvert pour vous le livre d'Amélie Nothomb. Un petit voyage du côté du japon...
"L’auteur de « Stupeur et Tremblements » est Amélie Nothomb. Son livre est publié chez Albin Michel. Amélie Nothomb est une écrivaine née le 13 août 1967 à Kōbe au Japon. Elle y passe son enfance et son adolescence. À 17 ans, elle et sa famille retournent en Belgique (d’où elle est originaire). Elle y finit ses études d’humanités pour commencer des cours de philologie. Amélie Nothomb est une écrivaine à temps complet puisqu’elle publie un roman tous les ans.
Ce livre est un livre autobiographique au ton humoristique mais grave, dans le sens où elle parle dans son livre avec humour de choses qu’on lui reproche sans qu’elle sache pourquoi. L’histoire est celle d’Amélie jeune femme. Elle commence lorsqu’elle est embauchée pour travailler dans une puissante entreprise japonaise « Yumimoto ». Dans cette entreprise, elle va découvrir l’autorité et la rigueur de l’entreprise à la Japonaise et comprendre que lorsqu’on est étranger au Japon il est difficile de saisir les codes des conduites à avoir.
Ce que j'en pense
Pour moi, le personnage le plus énigmatique dans ce livre est Monsieur Saito (supérieur d’Amélie) car nous occidentaux ne comprendrons pas pourquoi il s’acharne autant sur Amélie même lorsqu'elle est « au plus bas » dans son travail. Les questions que l’on peut se poser en lisant ce livre sont : « Pourquoi les étrangers sont traités de cette façon dans leur travail ? ». Les questions que j’ai posées autour du personnage d’Amélie sont : « Pourquoi Amélie reste dans cette entreprise, alors qu’il en existe des centaines d’autres au Japon, à se faire humilier à longueur de journée, qu’est-ce ce qui la pousse autant à rester dans cette entreprise même lorsqu’elle devient femme de ménage dans les toilettes ? ».
Clara Hémery, 3ème 6

lundi 14 décembre 2009

J'ai lu pour vous : "L'enfant"


Pour ce nouveau "J'ai lu pour vous", Loïc vous invite à découvrir l'oeuvre de Vallès, ce révolté du 19ème qui interroge encore les jeunes d'aujourd'hui.

"J’ai lu pour vous L’enfant de Jules Vallès édité chez Flammarion.
Jules Vallez, devenu Jules Vallès dès qu’il se mit à écrire, est de nationalité française. Il est né le 11 juin 1832 et est mort en 1885, c’est à dire au 19eme siècle. Il est né au Puy-en-Velay. Jules Valles est un brillant élève mais il est malheureux. Sa mère est une paysanne et son père est professeur. Il est envoyé à Paris pour y passer son baccalauréat. A part la lecture, il s’intéresse à la politique et il a aussi été journaliste.
Il s’agit d’un récit autobiographique. C’est l’histoire de Jacques Vingtras (Le personnage qui représente Jules Vallès). Il se faisait sans cesse fouetter par sa mère qui lui disait qu’il ne faut pas gâter les enfants. Il n’aimait pas l’école. Le soir son père avait la permission du proviseur de le garder dans son étude. Ce père n’était pas aimé par les élèves ; on disait de lui que « c’était un chien ». Jacques est donc brutalisé par les mots que les grands disent sur son père qui n’était pas aimé non plus par la plupart des professeurs.
Ce que j’en pense
Mon personnage préféré est Jacques Vingtras parce que, malgré ce qu’il a subit et le fait qu’il n’aimait pas l’école, il a poursuivi ses études, ce qui lui a permis de s’intéresser à la politique par la suite. La question que je me suis posé grâce au livre est « Pourquoi disait-il que si sa mère le fouettait cela était pour son bien ? »
Je vous conseille de lire ce livre car moi qui ne suis pas très intéressé par la lecture j’ai beaucoup aimé lire ce livre : Jules Vallès en a bavé mais il s’est battu pour ses causes grâce à la politique."
Loïc Bobébé, 3ème 6

dimanche 13 décembre 2009

Compte rendu du café philo sur l’autonomie au collège

Derrière autonomie, il y a 2 choses : la notion de liberté élèves et ce qu’on peut faire sans surveillance au collège, comme aller aux toilettes par exemple. (rires)

Anaëlle : «Le problème c’est qu’on nous répète constamment qu’il faut être autonome, mais au collège, on est tout le temps surveillé. C’est contradictoire dans notre éducation. »
Salomé : « Moi, je pense qui faut nous surveiller sinon ça deviendrait le grand n’importe quoi ».
Alexandre : « Il faut nous laisser vivre, nous laisser du temps pour respirer, ne pas être toujours sur notre dos ».
Chloé : « Il faut nous laisser plus de liberté, pour qu’on puisse faire nos propres expériences ».
Ingrid : « C’est aussi une question d’âge, il faut qu’au collège progressivement, on nous donne plus de responsabilité et d’autonomie, mais ça ne peut pas se faire tout d’un coup car le collège est responsable de nous. »
Apolline : «Je ne suis pas d’accord, moi, je suis en 6ème et j’ai aussi envie de liberté. Je me souviens qu’en primaire parfois on nous laissait seul ».
Xavier : « En primaire, on nous faisait plus confiance, on nous donnait des responsabilités. Par exemple, mon instit me laisser sortir de l’école avec ses clés pour que je lui rapporte des livres dans sa voiture, par exemple. »
Ingrid : « On ne s’en rend pas compte mais on nous laisse des libertés : comme apprendre ses leçons. Au niveau scolaire on a la liberté de travailler ou pas ».
Chloé : « si on a moins de liberté c’est aussi à cause des gens qui perturbent ».

Les élèves pourraient-ils tout seuls gérer les perturbateurs ?

Chloé : « C’est vrai que quand on est perturbateur, on a toujours un public, il faudrait qu’on arrête de les encourager ».
Anaïs : « Rien de tel que la responsabilité pour développer l’autonomie. Si par exemple, on est tous responsables du nettoyage de la classe, s’il en a un qui jette des boulettes par exemple, les autres vont réagir et l’empêcher de continuer » ?
Anaëlle : « On nous donne peu d’autonomie, car on a une image négative des adolescents ».
Xavier : «Si on nous laissait une salle en autonomie, il faudrait faire signer une charte aux élèves, un contrat pour que les élèves ne dégradent pas les lieux ».

De l’autonomie mais accompagnée…

Chloé : « Si on fait des lois strictes, ça pousse les gens à enfreindre les règles. Quand on édite des lois pour les respecter il faut en comprendre leur intérêt ».
Anaëlle : « On nous protège tout le temps, mais quand on est adulte, comment on fait » ?

Faire l’apprentissage de l’autonomie c’est aussi l’éprouver

Propositions d’autonomie au collège :

Alexandre : « Une salle pour écouter de la musique en autonomie en signant une charte ».
Victor : « Si les élèves apportent leurs propres CD, ils vont faire des efforts »
Anaëlle : « En permanence, parfois on nous oblige à sortir du travail, alors qu’on n’en a pas. On a juste envie de discuter de se détendre, sans avoir un surveillant sur le dos ».
Victor : « Je voudrais un espace vert, ou on pourrait s’assoir par terre en été ».
Chloé : « Faire des IDD, où on déciderait vraiment de notre projet : du thème, de la réalisation»
Ingrid : « Une salle où l’on puisse regarder des films ».

Anaëlle : « Le plus important c’est de faire confiance aux élèves ».

vendredi 11 décembre 2009

J’ai lu pour vous : « Pilote de guerre »


Nouveau récit de vie, celui de Saint-Ex, l'auteur du Petit Prince, par Julien qui nous révèle la vie de pilote de l'écrivain.

Le nom de l’auteur est Antoine de Saint-Exupéry. Le titre du livre est « Pilote de guerre », publié chez Gallimard dans a collection folio. Antoine de Saint-Exupéry est né le 29 juin 1900 à Lyon.Il passe une enfance heureuse. Il fait son service militaire en 1921.En 1926 il est engagé comme pilote par la compagnie Latécoère (future aéropostale). Il commence aussi à écrire ses premiers livres racontant son expérience d’aviateur. Antoine de Saint-Exupéry est à la fois écrivain, poète et aviateur. En 1939, il est mobilisé dans l’armée de l’air et il entre dans une escadrille de reconnaissance aérienne. Il disparaît le 31 juillet 1944 lors d’une mission.
Il a écrit, entre autres, Courrier sud (roman) 1929, Vol de nuit (roman) 1931, Terre des hommes (roman) 1939, et, le plus célèbre, Le Petit Prince (récit) 1943.
Pilote de Guerre est un récit. Il s’agit d’une aventure historique vécue. Cette
histoire se déroule durant la 2ème guerre mondiale. Antoine de Saint-Exupéry utilise le présent pour raconter son histoire. Au début du récit, le narrateur se souvient de sa jeunesse au collège avec ses camarades lorsqu’il avait 15 ans. Puis, quand il revient à la réalité, un commandant lui propose de partir en mission de reconnaissance aérienne avec un équipage.

Ce que j’en pense

Mon personnage préféré dans ce livre est le capitaine de Saint-Exupéry (Antoine de Saint-Exupéry lui-même) car j’aime bien sa façon de voir les choses. Il se préoccupe en permanence de ses camarades, il est très attentif aux autres.
Le livre aborde le thème de la guerre. Il fait prendre conscience que la guerre fait beaucoup de dégâts du point de vue humain. Antoine de Saint-Exupéry à travers son récit raconte que la plupart des groupes d’escadrilles ne sont pas revenus du combat.
Ce livre m’a bien intéressé, par contre, à mon avis, il n’y a pas assez d’action. Je pense qu’il y a trop d’explication. Malgré cela j’ai apprécié ce récit car l’aviation me passionne.

Julien Moron, 3ème 6

mercredi 9 décembre 2009

J"ai lu pour vous : "Balzac ou la petite tailleuse chinoise"

On change de continent et on part du côté de la Chine lors d'une de ses périodes sombres, celle de la révolution culturelle. C'est Andréa qui fait le guide.

« Balzac et la Petite Tailleuse chinoise » est un roman paru en 2000 aux éditions Gallimard. L'auteur, Dai Sijie né en 1954 et de nationalité Chinoise est un écrivain et réalisateur du XXème et XXIème siècle ayant passé trois années de sa vie en rééducation ( de 17 à 20 ans ) dans le Sichuan en Chine. Quand il est libéré en 1974, il commence les études de l’histoire de l’art puis fait une école de cinéma. Il remporte un concours à la fin de ses études ce qui lui permet de se rendre à l’étranger. Il s’installe en France où il étudie à la IDHEC ( Institut Des Hautes Etudes Cinématographiques ). Cinq ans plus tard, il réalise son premier long métrage « Chine, ma douleur » , puis, en 2000, son premier roman en partie autobiographique « Balzac et la Petite Tailleuse chinoise ».

Cet œuvre est un roman largement autobiographique dont les aventures sont vécues même si certaines scènes sont inventées, c’est à la fois une histoire sentimentale et culturelle. L’histoire a lieu durant la révolution culturelle en Chine sous le président Mao. Tous les étudiants sont envoyés à la campagne pour être rééduqués par des paysans. Le narrateur et son ami Luo entament leur première journée de rééducation. Puis, Luo qui a besoin de faire rallonger son pantalon se rend chez l’unique tailleur de la montagne, accompagné du narrateur. Le tailleur étant absent, ils font la connaissance de sa fille la Petite Tailleuse. Ils en tombent tous deux amoureux, mais le narrateur ne dit rien de ses sentiments à Luo car il a bien vu que son ami aussi en est fou amoureux et préfère donc lui rester loyal mais voila que ce dernier ne la trouve pas assez civilisée…

Ce que j’en pense

Le narrateur est mon personnage préféré car il est honnête et loyal, il ne trahit pas la confiance aveugle que son ami Luo lui porte lorsque celui-ci doit partir en ville quelques jours et qu’il demande au narrateur de veiller sur la Petite Tailleuse alors que ce dernier est lui aussi amoureux d’elle. Grâce à cette histoire, on se rend compte que l’on peut lire pour le plaisir mais que c’est aussi de la culture, que lire peut transformer une personne et que c’est une erreur pour le président Mao d’interdire la possession de livres qui n’ont pas de rapport avec lui ou ses partisans. J’ai bien aimé ce livre mais je trouve que l’on a du mal à se mettre dans l’histoire au tout début du livre car c’est un peu compliqué puisqu’il y a de l’histoire, de la culture et je trouve bien que l’auteur ait écrit des passages spécialement pour que l’on comprenne ce qui se passe durant la révolution culturelle.

Andréa Richer, 3ème6

lundi 7 décembre 2009

Tache 2 k'Encre n°11 en ligne ! bi-mensuel (on tient le coup !)



dimanche 6 décembre 2009

Un invité au café philo : Philippe Pineau, responsable national de La ligue des droits de l'Homme

J'ai lu pour vous : "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans"


Cette fois, c'est Charly qui propose sa lecture : une autobiographie dramatique d'une ado séropositive. Merci Charly...
"L'auteur du livre que j’ai lu pour vous s'appelle Barbara Samson. Elle a écrit "On n’est pas sérieux quand on a dix sept ans." avec la collaboration de Marie-Thérèse Cumy. Barbara est de nationalité française. Elle est née à Chartres en février 1975 et elle est contaminée à l'age de dix-sept ans par le virus du SIDA.
Son enfance a été dure, elle n'a pas fait d'études approfondies. Elle étudie mais ne sait pas se qu'elle veut faire car elle a des problèmes de famille.

"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans" est un livre autobiographique. L’histoire se déroule en 1992 et c'est un texte dramatique. Le début du livre nous explique l'arrivée de Barbara dans un hôpital pour problèmes alimentaires (elle est anorexique) et nous montre son isolement avant d'avoir rencontré Antony lui aussi à l'hôpital. Ils deviennent amoureux et vivent leur amour dans l'hôpital. Barbara lui dit tout. Il la contamine dès leur premier rapport.
Ce que j'en pense
Mon personnage préféré est Anthony car c'est un personnage qui ne parle pas beaucoup de lui. Il est très secret, il ne dit pas beaucoup sur lui, il ne se vante pas et je me demande comment il fait. Il cache bien son jeu.
J'ai réfléchis sur la drogue car Antony se droguait beaucoup jusqu'à ce qu’il aille dans une maison de désintoxication et en fait, il continue un peu à prendre des "Bédots" et à se droguer régulièrement .
Je trouve que ce livre est vraiment bien et je ne regrette pas de l'avoir lu car c'est un livre qui nous parle du monde qui nous entoure(Drogue,SIDA,les petits copains et petites copines). Je vous recommande fortement de lire ce livre."

Charly Couturier 3°6

vendredi 4 décembre 2009

J'ai lu pour vous : "Le Temps des amours"


Nouvel article consacré à un récit de vie, celui de Pierre sur le dernier volet de la série des souvenirs d'enfance de Pagnol. Une nouveauté : Pierre propose une illustration pour l'Oeuvre (qui joue sur le symbole de la société secrète créée par le jeune Marcel).

"J’ai lu «Le temps des amours» de Marcel Pagnol, publié aux éditions de Fallois.

Marcel Pagnol était un écrivain, dramaturge et cinéaste du XXème siècle. Né le 28 février 1895 à Aubagne (France), mort le 18 avril 1974, Marcel Pagnol est l'ainé d'une famille de quatre enfants. Il eut une enfance heureuse, précoce mais tranquille auprès de ses deux parents, Joseph Pagnol, instituteur et Augustine Lansot, couturière. Lors de ses examens boursiers, il finit second et il entre au Lycée de Thiers en 1905. En 1910, alors qu'il n'a que quinze ans, la mère de Marcel Pagnol meurt d'une fragilité pulmonaire et deux ans plus tard, son père se remarie avec Madeleine Julien, alors que celle ci n'a que huit ans de plus que Marcel. En 1913, à dix huit ans, il obtient son baccalauréat de philosophie avec mention assez bien, il continuera ses études en allant dans une université de lettres à Aix-en-Provence.

Ce récit est bien entendu autobiographique car «Le temps des amours» est le quatrième et dernier volet de la fameuse série «Souvenirs d'enfance». Le livre raconte la vie de Marcel Pagnol durant la période où il étudiait au Lycée de Thiers c'est-à-dire à partir de 1905.

Bien que l'ensemble du récit parle de choses sérieuses, la plume de Marcel Pagnol adoucit les faits voire les rend humoristiques.

Le livre commence par les impressions de ses débuts au lycée (équivalent du collège de nos jours) Ce qui changeait ?«Ma famille, ma chère famille, n'était plus le centre de mon existence.» Puis le récit continue sur l'histoire de l’organisation secrète (Le Trèfle Rouge) que crée Marcel avec ses amis, organisation qui tourna vite au désastre. Le deuxième chapitre raconte son année de cinquième et il montre le fossé qui sépare ces deux années, et aussi il est question d'un jeu, le jeu du pendu, un jeu inoffensif jusqu'au jour où il décide de «pendre» un de ses professeurs et que celui ci s'en rend compte. Marcel se prend alors une retenue, qui aurait pu lui faire perdre sa bourse si il n'avait pas été sauvé par son ami Lagneau qui ne craint plus les retenues depuis qu'il a ce secret...

Ce que j’en pense

Dans ce livre, mon personnage préféré est Yves, bien qu'il n'apparaisse que dans deux chapitres, son intelligence, l'attachement que lui porte Marcel mais surtout sa complexité d'âme en font un personnage sur qui on aimerait en savoir plus et c'est ce qui m'a séduit chez lui.

Grâce à ce livre, je me suis posé une question pas vraiment en rapport avec le livre lui même, je me suis demandé : « Vaut mieux-t-il être imbus de sa personne et l'assumer ou l'être et se mentir à soi-même? » Aussi, on peut se demander si les temps ont autant changé qu’on le dit et est-ce que les jeunes ont des rêves si différents que ceux de Marcel Pagnol?

Malgré ses airs enfantins, ce livre porte vraiment à réfléchir si on prend la peine de «lire entre les lignes».

Je trouve vraiment dommage que ce livre ne soit pas finalisé car vu le niveau de ce livre inachevé, on ne peut qu'imaginer le niveau qu'il aurait atteint. Au final, je le recommande fortement, bien que je trouve que l'intérêt de ce livre ne commence vraiment qu'à partir du troisième chapitre, même les deux premiers chapitres valent la peine d'être lus.

Pierre Verdier 3°6

jeudi 3 décembre 2009

J'ai lu pour vous : "J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir"


Nouvel article, celui d'Estelle, qui parle du témoignage émouvant de Christine Arnothy sur les événements de Budapest et donc sur la guerre.

"L'auteur du livre « J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir » est Christine Arnothy. L'éditeur de ce livre est Fayard. «J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir » est sorti en 1954. Christine Arnothy est Hongroise. Elle est née le 20 novembre 1930 à Budapest. Son enfance, je ne la connais pas mais je sais qu’elle a passé une partie de son adolescence ( à 15 ans ) dans une cave pendant la guerre de Budapest. Quelques années après avoir passé la frontière Autrichienne à pied avec ses parents, elle voulut devenir écrivain. Elle n'a pas eu d'autre métier.
L'histoire se passe à Budapest pendant la guerre, au XXème siècle. Christine Arnothy avait 15 ans quand la guerre de Budapest éclata. Elle, sa famille et tous les voisins de son immeuble se retrouvèrent dans une cave sombre avec un divan, une table et deux lits. Ils n'avaient pas beaucoup d'objets utiles. Il y eut un homme qui s'appelait Pista qui est venu les aider mais cela n’allait pas durer...
Ce que j’en pense
Mon personnage préféré est Christine car, pour son âge, elle développe beaucoup de choses, elle pense comme une adulte et tout ce qu'elle a vu m’a choquée. ( Les morts et les blessés). J'ai réfléchi sur pas mal de questions que le livre pose et je réfléchis encore sur certaines questions.
Ce livre il faut absolument que vous le lisiez : cela nous apprend beaucoup sur la guerre, nous fait beaucoup réfléchir et nous fait prendre un certain recul sur notre vie. On se dit que, quand même, on est heureux par rapport à ce qu'elle, elle a vécu et parfois, c'est très émouvant.


Estelle Afonso 3°6

mercredi 2 décembre 2009

J'ai lu pour vous : Moi, Boy


Un deuxième article, toujours une autobiographie, cette fois, celle de R. Dahl, le fameux auteur de Matilda. Merci Noémie.

"Le livre que j'ai choisi a pour titre « Moi Boy » et pour auteur Roald Dahl. Il est paru en Mars 1987 pour la première fois et en 2007 pour cette édition de Gallimard jeunesse. Roald Dahl (1916-1990) était de nationalité Galloise. Il est né à Llandaff au Pays de Galles le 13 septembre 1916. Il connait une enfance compliquée, sa sœur et son père meurent, et sa mère se retrouve avec 6 enfants à la charge, un sacré boulot ! Roald était, comme beaucoup d'enfants, quelqu'un qui n'aimait pas l'école. De sept à neuf ans il alla a Llandaff Cathédral School, de neuf à treize ans il étudia à St. Peter's Prep School, et à partir de treize ans il entra à Repton. Roald à eu plusieurs métiers, mais surtout celui de pilote.
« Moi Boy » est une autobiographie, racontée sur un ton quelque peu comique, mais avec des passages assez dramatiques je trouve. Ça se passe du XIXe siècle au XXe siècle (de 1820 à 1936).L'histoire commence par la vie de son père. Il raconte que celui-ci était malencontreusement tombé du toit et qu'il a fini amputé du bras gauche. Il raconte aussi comment son père a démarré dans la vie, et il commence à parler de lui même à partir de la mort de son bien aimé papa...

Ce que j'en pense

Je dirais que mon personne préféré est celui de Roald Dahl, tout simplement parce que je n'ai pas vraiment fait attention aux autres personnages du livre, et qu'il m'a fait un peu pitié, surtout lorsqu'il raconte qu'il prend des coups de bâton. Grâce à ce livre j'ai découvert qu'à l'époque, les enfants étaient battus et n'osaient ni se révolter ni en parler aux parents, ce qui m'a beaucoup surprise. Je pense que l'auteur a gardé beaucoup de souvenirs de son enfance car il en parle énormément dans cette autobiographie.

Quant à mon avis sur le livre, il n'est pas très positif, je ne suis pas super fan d'autobiographie...même si c'est l'une des premières que je lis. Certains passages m'ont quand même plu, voire même amusé. Par contre, le début ne m'a pas, mais alors pas du tout intéressé, quand il raconte la vie de son père, je crois bien que je n'ai rien compris de ce passage...Il peut être intéressant de lire ce livre pour enrichir sa culture ou même pour passer quelques moments agréables à rire des bêtises de ce petit garçon...

Noémie Bruyant 3ème 6

mardi 1 décembre 2009

J'ai lu pour vous : Black Boy

Une nouvelle rubrique sur le blog, la rubrique "J'ai lu pour vous", confiée à des élèves qui rédigent une critique d'un livre qu'ils ont lu. Aujourd'hui, c'est Juliette Grégoire (3ème 6) qui donne son avis sur le livre de Richard Wright, Black Boy. Un article qui devrait intéresser les 3ème qui ont à leur programme l'autobiographie...

"
Pendant les vacances, j’ai lu Black Boy de Richard Wright. Il a écrit cette autobiographie en 1945, elle a été éditée en français en 1947 par Folio. Richard Wright est Américain d’origine africaine. Né en 1908 à Jackson dans le Mississipi, il est décédé en 1960 à Paris et est enterré au cimetière du Père-Lachaise. Il a connu une enfance très difficile à cause de l’absence d’un père alcoolique, et des violences physiques reçues en guise de « correction », assenées par sa mère et ses grands-parents. Il a suivi des études d’école primaire ponctuellement, à cause de différents déménagements. Richard Wright n’était pas seulement écrivain, il a aussi été journaliste.

Cette autobiographie a été écrite sous la forme d’un roman, qui est un texte sentimental et d’aventures. L’auteur utilise un ton plutôt dramatique pour parler d’une époque de conflit, de guerre. Il faut penser en lisant ce livre que Richard Wright a écrit son autobiographie à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Donc jamais on n’a affaire à Richard Wright âgé. Pour commencer le livre, l’auteur reprend un souvenir de ses quatre ans. On est en hiver 1912, il est dans le salon, avec son frère, à jouer silencieusement à côté de la cheminée allumée. Sa Maman est au chevet de sa Grand-Mère malade. Il leur est strictement interdit de faire le moindre bruit, pour ne pas déranger la vieille femme. Le petit Richard en a marre et se met à brûler des brins de paille. Pour jouer. Mais cela ne l’amuse pas assez, et il décide donc de mettre le feu au rideau. Ce qu’il fait.

Ce que j’en pense

Dans ce livre j’ai adoré Richard car il a le courage de dire ce qu’il pense, aussi bien à sa famille qu’à la société en écrivant des nouvelles publiées dans le journal local. Ces nouvelles parlent des conditions sociales des hommes au XXème siècle, au sud des Etats-Unis. Il m’a fait réfléchir sur le fait que les personnes colorées ne sont pas à égalité avec les Blancs. Et aussi sur le pourquoi de ces différences. Et je n’ai toujours pas compris. Malgré son jeune âge, il a une grande intelligence et une idée importante sur la vie sociale. Il a un rêve (aller dans le nord des Etats-Unis) et va tout faire pour le réaliser, quitte à abandonner la personne à qui il tient le plus, sa Maman. Mais il a un quand même un côté qui m’agace. Celui de toujours se sentir visé par les « Blancs », de se méfier à ce point de ces gens. Cela dit, c’est l’époque qui veut ça. Je ne comprends pas pourquoi l’auteur écrit « les Nègres » et « les Blancs ». A notre époque, le mot « Nègre » est plutôt péjoratif. Si c’était le cas aussi à son époque, il ne se respecte peut-être donc pas. Dans Black Boy, Richard Wright évoque les conditions et différences sociales entre les personnes blanches et celles colorées. C’est le fil conducteur de tout le livre. Cette autobiographie est remplie de moments durs (lorsqu’il est prêt à tuer différents membres de sa famille) mais de peu de moments joyeux en famille. Richard rêve d’une vie où tous les hommes sont égaux. En fait, il m’a fait comprendre qu’il faut se battre pour tout ce que l’on souhaite vraiment. Lui se battait pour avoir les mêmes droits que n’importe quelle autre personne…"

Juliette GREGOIRE

Au Café philo, vendredi 4 décembre on interroge l'autonomie des élèves au collège.

lundi 30 novembre 2009

Marre de Twilight ? Venez emprunter des nouveautés au CDI


Joséphine de Lavalette : Un roman historique qui va vous faire voyager jusqu’en à l’époque de l’exil de Napoléon. Le père de Joséphine de Lavalette, notre héroïne, ministre des Postes pour Napoléon, est renvoyé et enlevé car le nouveau pouvoir se méfie de lui. Joséphine et sa mère sont résolues à tout tenter pour le sauver.


Envie de lire une histoire d'amour sous forme de lettre entre deux adolescents de Harlem ? Il faut lire « En cage » : Antonio vient d'être incarcéré pour le meurtre de son père. Sa petite amie Natasha lui répond en lui jurant son amour sans faille et sa confiance.

jeudi 26 novembre 2009

Le Tâche 2 K'encre n°10 "Spécial murs" est sorti !!!

lundi 23 novembre 2009

Un dessin de Louise Brouard, juste parce que c'est beau

Notre dessinatrice pour Tâche 2 K'encre a du talent...

samedi 21 novembre 2009

Compte rendu du débat : « L’amitié fille-garçon, est-ce possible ? »

Différence entre l’amour et l’amitié :
Apolline : « L’amitié, c’est un sentiment moins fort que l’amour, c’est sous l’amour ».
Anaëlle : « L’amitié c’est de la camaraderie, de la complicité ».
Léa : « Le problème pour les filles, c’est que , si elles cherchent des amis de leur âge, les garçons ne sont pas toujours matures ; la plupart des garçons de 5ème rigolent pour des histoires de « pipi-caca ».
Laetitia : « ça dépend de l’âge, quand on est en 3ème, ça nous travaille plus, on va se poser plus de question sur l’amitié avec un garçon ».
Anaëlle : « En grandissant, c’est plus difficile, les amitiés mixtes, il peut y avoir de la gêne, une suspicion ; il y a des gestes et des paroles qui peuvent faire penser à autre chose qu’à de l’amitié ».

Qu’est qu’on attend d’un ami ? Et qu’est qu’on attend d’un amoureux ?
Apolline : « D’un amoureux on attend qu’il vienne nous embrasser ».
Laetitia : « On attend la même la même chose des 2 côtés, qu’on nous écoute, qu’on nous comprenne ».
Anaëlle : « Les attentes sont les mêmes, les sentiments sont différents, les sensations sont différentes, quand on est amoureux, on est plus bouleversé ».
Ingrid : « L’amitié, c’est un choix plus avec les neurones, l’amour c’est un choix plutôt avec nos hormones. L’amitié on se choisit avec notre intelligence, on est plus guidé par la raison, que dans l’amour ».
Anaëlle : « L’amitié ça passe plus par la communication. L’amitié c’est des paroles, alors qu’on peut s’aimer sans parole ».
Jacques : « Dans la langue française le verbe aimer est le même pour dire aimer un ami, et aimer un amant ».
Apolline : « Dans l’amour, il nous faut sans cesse des preuves d’amour pour nous rassurer ».

Peut-il avoir des ruptures en amitié ?
Léa : « Dans l’amitié, on a besoin de partager des choses, de se voir souvent, car sinon l’amitié s’effiloche ».
Anaëlle : « En grandissant, on peut s’éloigner d’un ami, car on ne partage plus les mêmes goûts, on n’a plus les mêmes délires. A l’adolescence, on change souvent de goûts ».
Apolline : « Mais parfois pour que l’amitié dure, il faut des moments de séparation, sinon, il y a de la lassitude ».
Jacques : « On se cherche des amis dans un groupe, que ce soit des filles ou des garçons ».

Jalousie et amitié :
Ingrid : « Si notre ami est un couple, il peut y avoir de la jalousie, de notre part car il a moins de temps pour nous et de la part de sa copine qui peut voir d’un mauvais œil notre relation ».
Anaëlle : « On peut ressentir de la jalousie même avec une amie, c’est un manque de confiance en soi ».
Laetitia : « Quand on est jaloux, c’est qu’on a peur de perdre notre ami ».
Ingrid : « Dans l’amour et dans l’amitié on a l’impression que l’autre nous appartient ».
Apolline : « La jalousie nous donne envie de changer ».
Ingrid : « Dans la jalousie, on ne voit que ce qu’on n’a pas nous et on voit que les belles choses de la personne qu’on jalouse. Mais il faut regarder sous tous les angles, l’autre aussi a des défauts, elle n’est pas si parfaite qu’on croit. C’est pour ça qu’il ne faut pas être envieux ».

La Conquête en amour et amitié :
Léa : « Les amis, on se rapproche petit à petit, on laisse un peu faire le hasard : comme par exemple quand on est dans la même classe que quelqu’un ».
Apolline : « Dans l’amour on a plus envie de conquérir, c’est parfois un défi ».
Ingrid : « Si l’on veut trouver des amis, on va se mettre dans un groupe et on va essayer de se faire accepter. Alors qu’en amour, on ne peut pas changer l’attirance, si on ne plaît pas, on ne plaît pas ».
Anaëlle : « L’amitié on se sent entouré, en amour on se réalise ».

L’amitié pour la vie ?
Apolline : « C’est rare que ça dure toute la vie ».
Léa : « En grandissant, en changeant de classe, de collège, on change d’ami »
Ingrid : « Il faut plusieurs expériences, si on côtoie toujours une seule personne on n’évolue pas, il faut toujours être ouvert ».

jeudi 19 novembre 2009

Compte rendu du débat sur l'identité nationale.

Débat sur « l’identité nationale »

Eric Besson ministre de l’immigration lance un grand débat sur l’identité nationale, malgré les relents nauséabonds et électoralistes qui peuvent accompagner cette réflexion. Les élèves du café philo ont essayé de répondre à la question : « Qu’est ce que ça veut dire d’être français ? »

Anaëlle : « Pour moi être français, ça n’a pas vraiment de sens, je ne comprends pas bien pourquoi répondre à cette question ».

Apolline : « C’est une question débile, car vivre en France, c’est être français ».

Maxence : « Etre français, c’est avoir la nationalité française ».

Alexandre : « Je n’ai pas besoin d’être français, américain ou chinois, je suis moi, je me sens plutôt appartenir à un groupe : celui des jeunes ».

Anaëlle : « Ce n’est pas logique de poser cette question ; poser cette question, c’est mettre des gens dans un groupe et en exclure d’autres».

Nourelhouda : « Pour moi, être français, c’est être née en France avec des parents français ».

Théodore : « On peut aussi avoir deux nationalités ».

Apolline : « Mon père se sent espagnol, mes grands-parents sont espagnols, ils sont venus en France pour fuir la guerre civile et devenir Français. Moi, je suis française mais j’aurais aimée être Espagnole ».


La langue, un critère ?

Nourelhouda : « La langue n’est pas critère d’identité pour moi, car il y a plein de gens qui parlent français … ».

Xavier : « La langue déborde les frontières comme au Québec, la Belgique ou dans des pays africains où on parle français».

Alexandre : « On doit bien savoir parler en français pour pouvoir s’installer et s’intégrer, sinon c’est difficile pour trouver du travail et défendre ses droits ».

Jacques : « Ma grand-mère parlait occitan et peu le français, pourtant depuis des générations et des générations, sa famille était sur le même territoire en France. Ça ne fait pas si longtemps… ».

Laurent : « Que faire des gens qui maîtrisent mal la langue et pourtant sont français « de souche » ? ».


Pourquoi M. Besson pose-t-il cette question ?

Anaëlle : « Il cherche à diviser les gens, en créant des barrières, alors qu’on est tous des êtres humains ».

Apolline : « Pourquoi a-t-on besoin d’avoir une nationalité ? Je me sens citoyenne du monde ».

Alexandre : « Je suis un homme, tu es homme, pourquoi nous différencier ? »

Maxence : « Il faut connaître sa nationalité, pour avoir des avantages, comme la sécurité sociale »

Anaëlle : « Mais c’est injuste, ça veut dire qu’il faudrait être français pour avoir certains droits, et les autres, ça en fait des êtres inférieurs, à qui on ne doit pas la solidarité ! »


Le droit de vote ?

Laurent : « La nationalité donne aussi le droit de vote ».

Apolline : « Les citoyens qui vivent et travaillent en France devraient avoir le droit de vote car l’action des politiques les concerne directement ».

Anaëlle : « On devrait exercer son vote, là où on habite ».


Le pouvoir ?

Alexandre : « On est maître de nous-mêmes, on ne devrait pas avoir de président qui décide à notre place ».

Anaëlle : « On n’est pas assez civilisé, il n’y aurait plus de limites, les lois sont nécessaires ».

Laurent : « Le système actuel essaye de nous faire croire qu’on n’est plus capable de rien seul, qu’on a besoin d’être fliqué tout le temps, que c’est pour notre bien..»

Xavier : « Il faudrait un pouvoir, plus local, plus proche de nous ».

Alexandre : « il faudrait surtout que la loi soit juste pour tout le monde..."


La conclusion :

Laurent : « Parler d’identité nationale, ça me dérange car ça me rappelle les heures sombres du pétainisme. Le mot d’identité est gênant, car avec ce mot on veut faire ressortir les valeurs de la patrie. Dans quel but ? ».


Je rajouterais en conclusion un extrait de l’éditorial pour Libération de Michel Serres du jeudi 19 novembre : « Confondre l’identité et l’appartenance est une faute de logique réglée par les mathématiciens. Ou vous dites a est a, je suis-je, et voilà l’identité ; ou vous dites a appartient à telle collection, et voilà l’appartenance. Cette erreur expose à dire n’importe quoi. Mais elle se double d’un crime politique : le racisme. (…) Je suis-je, voilà tout ; je suis aussi la somme de mes appartenances que je ne connaitrai qu’à ma mort, car tout progrès consiste à entrer dans un nouveau groupe. »